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Pandémique à Influenza H1N1/2009

 

Le virus influenza H1N1/2009 est un virus influenza A, virus à ARN, qui appartient à la famille des Orthomyxoviridae. Les virus influenza A sont classés en sous-types selon leurs protéines de surface: l'hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). Jusqu'à présent, 16 hémagglutinines et 9 neuraminidases ont été identifiées. Ces virus peuvent infecter les porcs, les chevaux, les chiens et d'autres mammifères, incluant l'homme. Cependant, il n'y a que chez les oiseaux où toutes les hémagglutinines et neuraminidases ont été retrouvées et avec de nombreuses combinaisons différentes. Les deux sous-types majeurs responsables de la grippe humaine sont A(H3N2) et A(H1N1). Les virus influenza sont connus pour leur capacité à changer leur structure antigénique. Les réassortiments (échange de segment de gène) entre souches sont fréquents, et peut mélanger de l'ARN provenant de différentes espèces. De nouvelles souches virales, avec possiblement des caractéristiques biologiques différentes comme la virulence, l'infectivité ou l'hôte, apparaissent.

 

Une nouvelle souche, le virus influenza H1N1/2009, jamais identifié auparavant chez les porcs ou les hommes, a été detecté pour la première fois dans la population humaine au Mexique en avril 2009. Le 28 avril 2009, l'OMS a déclenché l'alerte 5, indiquant que ce nouveau virus a diffusé dans de nombreuses régions du monde, et le 11 janvier 2009 l'alerte 6 indiquant une pandémie globale. Ce virus à circulé d'homme à homme au Mexique depuis mi-mars 2009 et a ensuite diffusé dans le monde entier. Des milliers de cas ont été confirmés dans plus de 100 pays, avec occasionnellement de la mortalité.

 

Des cas ont par la suite été detectés un peu partout dans le monde chez des porcs, les dindes, et aussi chez des chiens, chats et furets. A ce jour, il n’a pas été démontré que les animaux jouent un rôle particulier dans l’épidémiologie ou la propagation du virus pandémique H1N1 2009 chez les hommes. Au contraire, les investigations menées par les autorités nationales compétentes démontrent dans la plupart des cas une transmission possible de l’homme à l’animal.(OIE, article de presse du 4 Novembre 2009). Voir la carte de répartition des cas chez les animaux sur le site d'EMPRES.

 

Influenza porcin

“les virus influenza classiques” chez les porcs
La grippe porcine est causée par plusieurs virus influenza A. Les trois sous-types infectant plus fréquemment les porcs sont H1N1, H1N2 et H3N2. Ces virus sont enzootiques chez les populations porcines dans le monde et sont une des principales causes de problèmes respiratoires chez les porcs. La vaccination est souvent utilisée aux Etats-Unis.

En phase aiguë, l'influenza porcine est caractérisée par une courte incubation (1-3 jours), de la fièvre, toux, éternuements, écoulements nasaux et des difficultés respiratoires. La morbidité atteint rapidement les 100% mais la mortalité est faible et habituellement n'excède pas 1%. Généralement les animaux guérissent 5 à 7 jours après l'apparition des signes cliniques. On ne sait pas si des porteurs chroniques existent. Il a cependant été montré que le virus n'a pas été transmis à des animaux mis en contact avec des animaux inoculés 30-45 jours et 60 jours postinfection. Le plus souvent, l'infection est asymptomatique chez les porcs.

 

H1N1/2009 in pigs

Les premiers résultats d'une étude sur la réactivité croisée de sérum provenant de porcs des États-Unis contre le virus pandémique H1N1/2009 réalisée par le département américain de l'Agriculture (USDA), et le service de recherche de l'Agriculture (Agricultural Research Service (ARS)), indiquent que l'immunité pré-existante induite par les virus influenza circulant aux États-Unis ne protège pas les porcs contre le virus pandémique H1N1/2009 circulant actuellement dans la population humaine (voir le site de l'USDA ). Par conséquent, si les porcs sont infectés par ce virus, la maladie risque de se manifester cliniquement. Lors d'infections expérimentales de porcs, le virus H1N1/2009 n'a été décelé que dans les voies respiratoires des porcs infectés et le virus ne semble pas se propager et se répliquer dans d'autres tissus (voir le site de l'USDA).

 

Les premiers cas chez les porcs ont été détectés au canada en avril 2009, puis au Mexique et en Argentine. Par la suite des cas ont été detcéts un peu partout dans le monde: Norvège, Etats-Unis, Angleterre, Irlande, Chine, Finlande, Indonésie, Islande, Japon, Singapour et Australie (voir la carte de répartition des cas sur le site de l'EMPRES)). Dans la plupart des cas, ce seraient des hommes porteurs du virus qui l'auraient transmis aux porcs.

 

H1N1/2009 chez les dindes

En août 2009, le virus H1N1/2009 a été identifié dans deux exploitations de dindes au Chili. Les symptômes cliniques ont commencé mi juillet avec une chute soudaine de la ponte des œufs et une altération des coquilles d'oeufs. Aucune augmentation de la mortalité n'a été observée. La production d'oeufs a repris environ 20 jours après l'infection et a atteint un niveau normal quelques semaines après. Les symptômes sont très semblables d'une infection par un virus influenza faiblement pathogène. Il s'agit de la première détection du virus H1N1/2009 dans une espèce non mammifère. Il a également été isolé par la suite dans un élevage de dindes au Canada mi octobre, puis aux Etats-Unis (en Virginie le 30 novembre, et en Californie le 6 janvier). Dans la plupart des cas, ce serait des humains malades qui auraient transmis le virus aux dindes.

 

Le séquençage génétique du gène HA du virus H1N1/2009 isolés chez des dindes au Chili a montré 99,5% de ressemblance à la souche californienne isolée chez l'homme et 100% de ressemblance à la souche circulant actuellement au Chili chez l'homme. Des mutations qui pourraient expliquer une plus grande capacité du virus à infecter les dindes n'ont pas été détectées, mais de plus amples recherches sont nécessaires.

 

Quelques études d'infections expérimentale de poulets, dindes et cailles ont été menées en Europe et aux États-Unis. Aucun signes cliniques n'a été observés, mis à part pour une étude où une baisse de la production d'œufs chez des dindes âgées a été notée. Dans d'autres études, le virus a été retrouvé seulement chez des cailles à un faible niveau d'infestation. Ainsi, les résultats préliminaires de ces études ont montré une certaine susceptibilité de cailles au virus H1N1/2009. D'autres recherches et des enquêtes approfondies sur les événements de l'infection naturelle de la volaille avec la souche H1N1/2009, en particulier en ce qui concerne le mode d'infection, l'âge des oiseaux, leur statut immunitaire, les infections simultanées et d'autres facteurs externes peuvent contribuer à une meilleure compréhension de l'épidémiologie de ces virus.

 

Pour plus d'informations, voir les rapports et articles:

- USDA studies on 2009 novel H1N1 influenza and turkeys November 30, 2009

- presentation of studies conducted by USDA : 2009 Emergent H1N1 Influenza A Virus: N1 RRT-PCR differentiation test, and infectivity and transmissibility in poultry

- Working document on Surveillance, monitoring and control measures For the pandemic (H1N1) 2009 influenza virus in poultry (EUROPA)

- Terregino, C., De Nardi, R., Nisi, R., Cilloni, F., Salviato, F., Fasolato, M., Capua, I. (2009) Resistance of turkeys to experimental infection with an early 2009 Italian human influenza A(H1N1) virus isolate. Eurosurveillance. 14 (41), 15 October 2009.

 

Le virus influenza H1N1/2009 n'est pas une zoonose d'origine alimentaire et n'est pas transmis aux humains par la viande ou produits carnés. La viande de volaille ou produits dérivés, et les oeufs traités conformément aux bonnes pratiques d'hygiène recommandées conjointement par l'OMS, la FAO, le Codex Alimentarius et l'OIE, ne sont pas une source d'infection par le virus.

 

Recommandations par la FAO en cas de suspicion

- Des mesures de restrictions de mouvements des animaux doivent être mis en œuvre pour toutes les exploitations avec des porcs présentant des symptômes respiratoires. Lorsque l'influenza A/H1N1 est confirmée, ces restrictions devraient être maintenues jusqu'à sept jours après la guérison du dernier animal.

- Les animaux infecté par des virus influenza peuvent être séparés des autres, il n'y a pas besoin d'abattre les animaux touchés.

- Les éleveurs, techniciens et vétérinaires doivent porter des vêtements de protection pour minimiser les risques d'être infectés par des agents zoonotiques, dont influenza.

- Les personnes qui travaillent directement avec les porcs devrait être instamment prié de ne pas aller travailler s'ils ont des signes de maladies respiratoires, fièvre ou tout autre syndrome grippal.

Pour plus d'informations, aller voir le site de la FAO.

 

Recommandations de l'OIE relatifs à l'importation de porcs et produits porcins

- L'imposition de mesures d'embargo concernant l'importation de porcs et de produits à base de porc en provenance de pays où des cas ont été signalés chez l'homme ou l'animal est inutile et contraire aux normes internationales publiées par l'OIE et tous les autres organismes compétents en matière de fixation des normes de santé animale et de sécurité sanitaire des aliments;

- Le porc et les produits à base de porc, manipulés conformément aux bonnes pratiques d'hygiène recommandées conjointement par l'OMS, la FAO, la Commission du Codex alimentarius et l'OIE, ne sont pas une source d'infection par ce virus.
Pour plus d'information, regarder l'article de presse du 13 Juillet 2009 de l'OIE

 

Risques potentiels liés au virus H1N1/2009 à l'interface homme-animal

Pour évaluer les risques potentiels du virus H1N1/2009 virus à l'interface humain-animal, l'OMS, la FAO et l'OIE ont organisé une consultation scientifique par téléconférence le 3 Juin 2009. Les virus influenza porcins ne constituent pas un problème de sécurité alimentaire. Voir le rapport complet et son résumé.

 

Récapitulatif de tous les cas

Voir le site de l'AVMA (American veterinary medical association)- 2009 H1N1 flu outbreak

 

References

- EMPRES Watch April 2009

- EMPRES Website

- FAO website

- FAO Guidelines for surveillance of pandemic H1N1/2009 and other influenza viruses in swine populations (FAO, August 2009).

- OIE. Article of 4 November 2009. Evolution of pandemic H1N1 2009 in animals. Recent identification of the virus in different animal species is no additional cause for alarm.

- OIE (2009). Article of 13 July 2009. Pandemic (H1N1) 2009 : the OIE reiterates its recommendations to animal health authorities worldwide. While the virus continues to spread among humans worldwide, the role of animals has not yet been demonstrated in the epidemiology or spread of the pandemic H1N1 2009.

- USDA Website- 2009 H1N1 influenza virus

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